Le placement sous mandat de dépôt le mercredi 21 janvier 2026 de Simon Ndong Edzo et Marcel Libama, deux figures majeures du mouvement syndical gabonais, ravive de douloureux souvenirs que l’on croyait révolus depuis la chute du régime déchu le 30 août 2023.
Ces deux responsables syndicaux ont passé leur deuxième nuit à la Prison centrale de Libreville. Leur incarcération, pour le seul fait d’avoir exercé des activités syndicales légales et pacifiques, constitue un grave recul pour l’État de droit dans notre pays.
Cette situation préoccupe profondément l’ensemble des véritables défenseurs des droits humains et laisse craindre pour l’avenir.
Au XXIe siècle, l’emprisonnement de leaders syndicaux pour des faits liés à une grève pacifique est non seulement incompréhensible, mais également inacceptable.
Ces arrestations remettent au goût du jour la question cruciale et récurrente de l’indépendance de la justice.
Notre justice est-elle réellement indépendante ? Peut-on bâtir une société forte sans une justice libre et impartiale ?
Peut-on prétendre construire un État de droit en criminalisant toute voix discordante ?
SOS Prisonniers Gabon condamne avec la plus grande fermeté l’incarcération de Marcel Libama et Simon Ndong Edzo. Jusqu’à la veille de leur placement sous mandat de dépôt, l’espoir demeurait qu’ils recouvrent leur liberté de mouvement, conformément aux principes fondamentaux des droits humains.
SOS Prisonniers Gabon réaffirme son soutien total et indéfectible à Marcel Libama, Simon Ndong Edzo, ainsi qu’à l’ensemble de la corporation enseignante, en particulier à SOS Éducation.
SOS Prisonniers Gabon reste engager pour l’avènement d’une justice véritablement indépendante, garante des libertés fondamentales.
HUMANISONS LES PRISONS
